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Lire autrement: les dispostifs de lecture numérique

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Le support de mon intervention à la journée Mediadix « Le livre numérique, tour d’horizon« , hier à Saint-Cloud:

(à compléter)

Written by cercamon

12 octobre 2013 at 16:47

Du lisible au visible / Ivan ILLICH.- Paris : Cerf, 1991.

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(Report du billet publié le 13 février 2005 sur « Cercamon »)

INTRODUCTION
Le livre n’est plus aujourd’hui la métaphore clef de l’époque : l’écran a pris sa place. Le texte alphabétique n’est plus que l’une des nombreuses manière d’encoder quelque chose que l’on appelle désormais le « message ». Rétrospectivement, la combinaison de ces éléments qui, de Gutenberg au transistor, avaient nourri la culture du livre apparaît comme une singularité de cette période unique et spécifique d’une société : la société occidentale. Cela en dépit de la révolution du livre de poche, du retour solennel à la lecture publique des poètes, et de la floraison parfois magnifique de publications alternatives réalisées chez soi. (9)

Avec Georges Steiner, je rêve qu’en-dehors du système éducatif qui assume aujourd’hui des fonctions totalement différentes il puisse exister quelque chose comme des maisons de lecture, proches de la yeshiva juive, de la medersa islamique ou du monastère, où ceux qui découvrent en eux-mêmes la passion d’une vie centrée sur la lecture pourraient trouver le conseil nécessaire, le silence et la complicité d’un compagnonnage discipliné, nécessaires à une longue initiation dans l’une ou l’autre des nombreuses « spiritualités » ou styles de célébration du livre. (9)

je décris et j’interprète une avancée technologique qui se produisit autour de 1150, trois cents ans avant l’usage des caractères mobiles. Cette avancée consista dans la combinaison de plus d’une douzaine d’inventions et d’aménagements techniques par lesquels la page se transforma de partition en texte. Ce n’est pas l’imprimerie, comme on le prétend souvent, mais bien ce bouquet d’inventions, douze générations plus tôt, qui constitue le fondement nécessaire de toutes les étapes par lesquelles la culture du livre a évolué depuis lors. Cette collection de techniques et d’usages a permis d’imaginer le « texte » comme quelque chose d’extrinsèque à la réalité physique de la page. (9)

C7 : DU LIVRE AU TEXTE.
Pendant une vingtaine de générations, nous avons été formés sous son égide. Et je suis moi-même irrémédiablement enraciné dans le sol du livre livresque. L’expérience monastique m’a donné un certain sens de la lectio divina. Mais la réflexion de toute une vie de lectures m’incline à penser que mes efforts pour permettre à l’un des vieux maîtres chrétiens de me prendre par la main pour un pèlerinage à travers la page m’ont, au mieux, engagé dans une lectio spiritualis aussi textuelle que la lectio scholastica pratiquée non au prie-Dieu mais devant un bureau. Le texte livresque est mon foyer, et lorsque je dis nous, c’est à la communauté des lecteurs livresques que je pense.

Ce foyer est aujourd’hui aussi démodé que la maison où je suis né, alors que quelques lampes à incandescence commençaient à remplacer les bougies. Un bulldozer se cache dans tout ordinateur, qui promet d’ouvrir des voies nouvelles aux données, substitutions, transformations, ainsi qu’à leur impression instantanée. Un nouveau genre de texte forme la mentalité de mes étudiants, un imprimé sans point d’ancrage, qui ne peut prétendre être ni une métaphore ni un original de la main de l’auteur. Comme les signaux d’un vaisseau fantôme, les chaînes numériques forment sur l’écran des caractères arbitraires, fantômes, qui apparaissent puis s’évanouissent. De moins en moins de gens viennent au livre comme au port du sens. Bien sûr, il en conduit encore certains à l’émerveillement et à la joie, ou bien au trouble et à la tristesse, mais pour d’autres, plus nombreux je le crains, sa légitimité n’est guère plus que celle d’une métaphore pointant vers l’information.

Nos prédécesseurs, qui vivaient solidement insérés dans l’époque du texte livresque, n’avaient nul besoin d’en explorer les débuts historiques. Leur aplomb se fondait sur le postulat structuraliste selon lequel tout ce qui est est d’une certaine façon un texte. Ce n’est plus vrai pour ceux qui sont conscients d’avoir un pied de part et d’autre d’une nouvelle ligne de partage. Ils ne peuvent s’empêcher de se retourner vers les vestiges de l’âge livresque afin d’explorer l’archéologie de la bibliothèque de certitudes dans laquelle ils ont été élevés. La lecture livresque a une origine historique, et il faut admettre aujourd’hui que sa survie est un devoir moral, fondé intellectuellement sur l’appréhension de la fragilité historique du texte livresque. (141)

Written by cercamon

11 octobre 2013 at 12:04

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On disait qu’à …

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On disait qu’à une époque de hâte convenait un art rapide, absolument comme on aurait dit que la guerre future ne pouvait pas durer plus de quinze jours, ou qu’avec les chemins de fer seraient délaissés les petits coins chers aux diligences et que l’auto pourtant devait remettre en honneur. On recommandait de ne pas fatiguer l’attention de l’auditeur, comme si nous ne disposions pas d’attentions différentes dont il dépend précisément de l’artiste d’éveiller les plus hautes.

Proust, Sodome et Gomorrhe II

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10 octobre 2013 at 11:36

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La révolution numérique – Idées – France Culture

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La révolution numérique – Idées – France Culture.

Où l’on cite Nicolas Carr. Bruno Patino défend l’idée de l’appropriation critique chez Alain Finkielkraut en face de Cédric Biagini, lequel cite McLuhan pour défendre la thèse du déterminisme technologique.

Written by cercamon

27 avril 2013 at 10:01

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L’origine médiévale de l’hyperlien, des pointeurs et des smileys

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Frederic Kaplan

Le second manuscrit que nous présentons dans une vitrine à réalité augmentée pour l’exposition «Le lecteur à l’oeuvre» est une copie du XIVe siècle produite à Bologne d’un texte juridique de l’empereur byzantin Justinien Ier. Sa décomposition révèle d’étranges surprises et nous invite, comme pour le Guido delle colonne à un voyage dans le temps. Je me base pour ce billet sur le texte de Valérie Hayaert (à paraitre dans le livre le lecteur à l’oeuvre chez Infolio) qui s’appuie elle-même sur certaines conclusions d’Élisabeth Pellegrin (1982, pp. 195-198.). Et toujours un grand merci à Radu Suciu qui me guide dans la compréhension dans ces mondes des manuscrits médiévaux. 

L’empereur Justinien a opéré au VIe siècle un grand travail de réorganisation législative. Au fil des siècles, les différents régimes avaient complexifié le droit romain primitif. Les juristes du Justinien ont procédé à une simplification, une modernisation et une uniformisation du code juridique de…

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Written by cercamon

23 avril 2013 at 10:27

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Different reading devices, different modes of reading? (Johannes Gutenberg Universität Mainz)

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Different reading devices, different modes of reading? (compte-rendu d’une étude parue en octobre 2011)

  • There are no disadvantages to reading from electronic reading devices compared with reading printed texts
  • « Almost all of the participants stated that they liked reading a printed book best. This was the dominant subjective response, but it does not match the data obtained from the study, »
  • In fact, tablet PCs actually provide an advantage over e-ink readers and the printed page that is not consciously perceivable: the information is processed more easily when a tablet PC is employed. Furthermore, while there were no differences between the three media employed in terms of rates of reading by the younger participants, the older participants exhibited faster reading times when using the tablet PC.
  • Almost all participants stated that reading from paper was more comfortable than from an e-ink reader despite the fact that the study actually showed that there was no difference in terms of reading performance between reading from paper and from an e-ink reader. « We have thus demonstrated that the subjective preference for the printed book is not an indicator of how fast and how well the information is processed, » concludes Professor Schlesewsky.

Le texte original (allemand) est téléchargeable depuis le serveur de la JGUM. On y trouve des précisions sur les résultats les plus « interpellants » de l’étude, à savoir les meilleures performances des tablettes versus livres papier et liseuses:

Capture d’écran 2013-01-18 à 17.07.49

« l’effort cognitif demandé par la lecture sur tablette est moindre que celui demandé pour la lecture sur liseuse ou sur papier. »

Capture d’écran 2013-01-18 à 17.11.18

« Si dans le groupe des jeunes sujets testés il n’y a pas, dans le temps de lecture d’une page, de différence entre les 3 media, la lecture des plus âgés est plus rapide sur tablette. »

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18 janvier 2013 at 18:20

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Le cerveau lecteur: présentation de Marianne Wolf

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Support de l’intervention de Marianne Wolf (Proust and the Squid) lors de la 1ère session des Entretiens du Nouveau Monde Industriel 2012 (via Silvae):

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17 décembre 2012 at 15:20

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bibliothecaire ?

La littérature peut-elle raconter la science ? – Sciences – France Culture.

Le 23 novembre dernier, Michel Alberganti recevait François Bon. Le retour de son expérience avec les scientifiques du plateau de Saclay est l’occasion de poser dans un premier temps la question de la médiation de l’activité scientifique et plus fondamentalement celle de la formalisation des résultats de la recherche par le langage.

Hier et aujourd’hui je participais aux journées de l’ANF Mistral-doc « L’IST sans bibliothèque? ». Il y a beaucoup été question du web de données et de la façon dont les données de la recherche doivent être équipées, ie médiatisées, pour devenir utilisables.

La question est passionnante et ses enjeux cruciaux (j’y ai fait allusion dans mes différentes formations et interventions autour du concept de « Science 2.0 ») mais il ne faudrait pas à mon sens que cette piste entretienne l’illusion que la synthèse et la médiation…

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Written by cercamon

5 décembre 2012 at 16:49

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Ajoutez votre grain de sel personnel… (facultatif)

bibliothecaire ?

Sur Teleread, présentation du nouveau service organisationnel d’Amazon: Whispercast:

« … il permet à un utilisateur central (un employeur, disons, ou un enseignant) de gérer et de distribuer du contenu à un réseau d’autres Kindles – une classe d’étudiants, par exemple, ou un bureau d’employés. L’utilisateur central à la possibilité non seulement de distribuer massivement du contenu comme des manuels ou d’autres matériels pédagogiques numériques, mais aussi de contrôler quelles fonctions du Kindle peuvent ou ne peuvent pas être utilisées, comme par exemple l’accès à Internet. »

Le service d’Amazon est comparé avec les services d’Apple en direction de l’enseignement supérieur, basés sur l’iPad (iBooks 2, iTunesU). L’auteure de l’article voit trois avantages du côté d’Amazon:

  1. le service est plus sécure (contrôle des fonctions accessibles)
  2. meilleur marché et
  3. les tablettes sont plus légères et d’une taille mieux adaptées aux mains des enfants (mais la tablette Apple de…

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Written by cercamon

17 novembre 2012 at 20:16

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Kindle Touch, oui mais…

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Le Kindle Touch est un superbe outil, réactif, clavier tactile efficace, léger, bel affichage, avec un stylet, il est devenu l’hôte nécessaire de la poche intérieur de mes vestes. Oui mais… L’annotation (surlignage, etc.) est LA fonction qui, pour la lecture d’étude, met le livre numérique nettement au-dessus du livre papier or depuis que j’ai remplacé mon vieux (!) Kindle à clavier par un Touch, je trouve mes extraits curieusement tronqués. J’ai d’abord mis ça sur le compte de ma maladresse et me suis dit qu’avec l’habitude ça allait s’arranger mais aujourd’hui j’ai eu la preuve que le problème n’était pas là, qu’il était en fait plus sérieux.

Voilà ce que je trouve sur ma page « Kindle Highlights » (idem sur le fichier « MyClippings.txt »):

Et voici ce que je re-trouve sur l’écran de mon Kindle Touch:

Souci!

Written by cercamon

25 juin 2012 at 21:03

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