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Archive for the ‘veille’ Category

Du temps disponible minimum pour ouvrir un livre| BOOK RIOT

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« L’autre jour j’attendais le bus et je me suis retrouvée à faire ce que j’appelle « calcul de temps livresque »: à consulter les horaires et à calculer en vitesse si j’avais assez de temps pour commencer à lire? Ou si je ferais aussi bien de me contenter de glander sur Twitter?

Une expérimentation non répétée et a-scientifique a prouvé que [lire pendant votre pause déjeuner] réduit votre fatigue en fin de journée, vous rend plus productif dans l’après midi et reposera vos yeux… »

(Traduction libre, original après le saut)

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Written by cercamon

27 avril 2015 at 12:18

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lettrure policière

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La palissade est un évènement majeur dans l’histoire du gouvernement de l’écrit.

Quand la Police se met à lire

« Philippe Artières, Historien, Directeur de recherches au CNRS et à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain de l’EHESS, est l’invité de « La suite dans les idées » pour présenter son dernier essai « La police de l’écriture – L’invention de la délinquance graphique – 1852 – 1945″ qui paraîtra le 17 octobre 2013 aux Editions la Découverte. »

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12 octobre 2013 at 19:20

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La révolution numérique – Idées – France Culture

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La révolution numérique – Idées – France Culture.

Où l’on cite Nicolas Carr. Bruno Patino défend l’idée de l’appropriation critique chez Alain Finkielkraut en face de Cédric Biagini, lequel cite McLuhan pour défendre la thèse du déterminisme technologique.

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27 avril 2013 at 10:01

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Le cerveau lecteur: présentation de Marianne Wolf

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Support de l’intervention de Marianne Wolf (Proust and the Squid) lors de la 1ère session des Entretiens du Nouveau Monde Industriel 2012 (via Silvae):

Written by cercamon

17 décembre 2012 at 15:20

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Le livre pour enfants enrichi, faible vecteur de lecture

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extr. du rapport du JGCC

Hervé Bienvault nous signale, via un article du Guardian, une étude du Joan Ganz Cooney Center de New York qui pourrait, malgré l’exiguité de sa base quantitative, remettre quelques pendules à l’heure.

« Print Books vs. E-books: comparing parent-child co-reading on print, basic, and enhanced e-book platforms », Spring 2012

Les résultats de cette étude semblent représenter une vérification expérimentale de ce qu’on pouvait supposer à partir d’une analyse des modes de lecture. On serait tenté de dire qu’elle confirme les thèses de Nicholas Carr (entre autres) si deux particularités n’en éloignaient radicalement:

D’abord la lecture envisagée n’est pas la lecture livresque cultivée, solitaire et méditative, généralement privilégiée par les adversaires du livre numérique mais la lecture de livres pour enfants en situation interactive parent-enfant.

Ensuite les conditions de l’expérience et surtout ses résultats n’opposent pas le livre imprimé au livre électronique (contrairement à ce que laisse entendre le titre de l’étude, et c’est bien regrettable) mais d’un côté le livre numérique dit « enrichi » (enhanced) et, en face, à la fois le livre imprimé et le livre numérique dit « pauvre » ou « basique ».

Sur l’un des points observés, celui qui concerne la compréhension de l’histoire et la mémorisation des détails, il semble que le livre numérique basique fasse mieux que le livre imprimé lui-même (cf. illustration du billet ci-dessus)!

Cette étude, menée sur 32 familles et deux titres de livres numériques demandera un renforcement quantitatif et une approche plus fine des situations de lecture (comme il est annoncé à la fin de la communication). En l’état, elle confirme l’hypothèse qui a fondé ma conférence de l’été dernier et la réflexion poursuivie ici, à savoir que la ligne de partage ne passe pas entre l’écran et le papier, l' »ebook » et le livre imprimé, comme le suppose un déterminisme technologique simple, en d’autres termes que, s’agissant de littératie (ou de lettrure et au-delà de culture voire d’anthropologie), le facteur déterminant n’est pas le support mais le mode de lecture (le mode de perception dirait Walter Benjamin) et corrélativement le mode de présentation de l’information.

(De même – 1ère particularité signalée supra – l’étude tend à montrer que l’opposition entre les modes de lectures – et les modes de présentation corrélés – ne se superpose pas aux différentes situations « sociales » de lecture mais qu’elle les traverse, avec plus ou moins de bonheur.)

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Written by cercamon

14 juin 2012 at 17:27

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Pierre Mounier: “L’invention d’une culture politique” » OWNI

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Il y a cette espèce de tension qui fait que l’homme politique est censé tout savoir sur tout, tout seul. Ce que j’aimerais, c’est voir un homme politique arriver avec un ordi. Et dire : « attendez deux minutes, vous me posez une question, je n’ai pas le chiffre en tête, je vais vérifier, ou mobiliser quelqu’un pour répondre. Je fais partie d’un réseau et c’est le réseau qui vous répond. Je ne suis que le point de mobilisation de ce savoir. »

via Parti Pirate : “L’invention d’une culture politique” » OWNI, News, Augmented.

Cet exemple que donne Pierre Mounier en toute fin d’entretien est passionnant parce qu’il pose très clairement les enjeux d’une nouvelle littératie (ou d’une nouvelle culture du savoir) sur un exemple concret et précis. Dans un débat, l’homme politique passe un test qui repose sur les mêmes présupposés que repose celui de l’étudiant qui passe un concours: on lui demande de prouver que sa tête bien faite est d’abord maîtrise et organisation d’une tête bien pleine.

En réalité le jeu est rhétorique et pendant longtemps (je veux dire avant l’arrivée du fast-checking, qui soit dit en passant n’est pas encore une pratique majoritaire) la réalité des faits avancés et des chiffres donnés importait moins que la manière dont les adversaires s’en servaient. Et c’est là peut-être que Pierre pêche par angélisme, mais un angélisme utile: un débat comme celui qui oppose les candidats à la magistrature suprême n’est pas le lieu d’une réflexion dialogique (éventuellement polémique) mais une sorte de combat où sont démontrés les qualités humaines (voire viriles) des contestants et le candidat qui interromprait sans cesse son discours pour demander les deux minutes nécessaires à la collecte ou la vérification des chiffres ne ferait pas long feu. En l’état de notre culture politique nationale, ce serait peut-être justice, reste que cet archaïsme est de moins en moins supportable (comme le sont les modes d’évaluation des élèves et des étudiants!).

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20 mai 2012 at 18:51

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attention glissante

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Atlas ou le gai savoir inquiet.- Minuit, 2011/ Georges Didi-Huberman:

On ne « lit » pas un atlas comme on lit un roman, un livre d’histoire ou un argument philosophique, de la première à la dernière page. (…) L’expérience montre que, le plus souvent, nous faisons de l’atlas un usage qui combine ces deux gestes apparemment si dissemblables : nous l’ouvrons d’abord pour y chercher une information précise mais, l’information une fois obtenue, nous ne quittons pas forcément l’atlas, ne cessant plus d’en arpenter les bifurcations en tous sens ; moyennant quoi nous ne refermerons le recueil de planches qu’après avoir cheminé un certain temps, erratiquement, sans intention précise, à travers sa forêt, son dédale, son trésor. En attendant une prochaine fois tout aussi inutile ou féconde.[1]

Ralph Waldo Emerson, Journals (April 1867)[2]:

Alcott me dit qu’il trouvait qu’un dictionnaire était une chose fascinante: il y allait regarder un mot et la matinée était passée, parce qu’il était mené vers un autre mot, et ainsi de suite, d’un mot à un autre. Cela demandait de l’abandon.[3]

Quelle est la logique de cette dérive et quelle est la nature de cette attention?

tiré de Atlas ou le gai savoir inquiet, loc. 1005, tous droits réservés

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Written by cercamon

20 mai 2012 at 16:25