mrg | lettrure(s)

lire / écrire / numérique(s)

Archive for the ‘spéculation’ Category

Le livre pour enfants enrichi, faible vecteur de lecture

leave a comment »

extr. du rapport du JGCC

Hervé Bienvault nous signale, via un article du Guardian, une étude du Joan Ganz Cooney Center de New York qui pourrait, malgré l’exiguité de sa base quantitative, remettre quelques pendules à l’heure.

« Print Books vs. E-books: comparing parent-child co-reading on print, basic, and enhanced e-book platforms », Spring 2012

Les résultats de cette étude semblent représenter une vérification expérimentale de ce qu’on pouvait supposer à partir d’une analyse des modes de lecture. On serait tenté de dire qu’elle confirme les thèses de Nicholas Carr (entre autres) si deux particularités n’en éloignaient radicalement:

D’abord la lecture envisagée n’est pas la lecture livresque cultivée, solitaire et méditative, généralement privilégiée par les adversaires du livre numérique mais la lecture de livres pour enfants en situation interactive parent-enfant.

Ensuite les conditions de l’expérience et surtout ses résultats n’opposent pas le livre imprimé au livre électronique (contrairement à ce que laisse entendre le titre de l’étude, et c’est bien regrettable) mais d’un côté le livre numérique dit « enrichi » (enhanced) et, en face, à la fois le livre imprimé et le livre numérique dit « pauvre » ou « basique ».

Sur l’un des points observés, celui qui concerne la compréhension de l’histoire et la mémorisation des détails, il semble que le livre numérique basique fasse mieux que le livre imprimé lui-même (cf. illustration du billet ci-dessus)!

Cette étude, menée sur 32 familles et deux titres de livres numériques demandera un renforcement quantitatif et une approche plus fine des situations de lecture (comme il est annoncé à la fin de la communication). En l’état, elle confirme l’hypothèse qui a fondé ma conférence de l’été dernier et la réflexion poursuivie ici, à savoir que la ligne de partage ne passe pas entre l’écran et le papier, l' »ebook » et le livre imprimé, comme le suppose un déterminisme technologique simple, en d’autres termes que, s’agissant de littératie (ou de lettrure et au-delà de culture voire d’anthropologie), le facteur déterminant n’est pas le support mais le mode de lecture (le mode de perception dirait Walter Benjamin) et corrélativement le mode de présentation de l’information.

(De même – 1ère particularité signalée supra – l’étude tend à montrer que l’opposition entre les modes de lectures – et les modes de présentation corrélés – ne se superpose pas aux différentes situations « sociales » de lecture mais qu’elle les traverse, avec plus ou moins de bonheur.)

Lire le reste de cette entrée »

Written by cercamon

14 juin 2012 at 17:27

Publié dans spéculation, veille

Tagged with ,

Benjamin: réception par la distraction

with 6 comments

La première des Temps modernes le 5 février 1936

La première des Temps modernes le 5 février 1936 (source: Wikimedia Commons)

Dans les derniers paragraphes de l’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, Walter Benjamin analyse en termes d’attention les mutations de ce qu’il appelle le mode de perception de nos sociétés. Ce qui caractériserait le mode nouveau serait la « réception par la distraction », concept qu’il explicite par les exemples complémentaires du cinéma (comme art nouveau appelant des modes d’attention nouveaux) et de l’architecture (comme art ancien qui pour sa réception a toujours fait appel à l’usage autant voire plus qu’au recueillement de l’attention) à quoi il oppose la peinture et la poésie comme arts anciens du recueillement (non qu’ils soient indemnes de la mutation, bien au contraire: plutôt « liquidés » de l’intérieur par le geste dada).

On trouvera infra les extraits qui précisent ce que je ne fais ici qu’annoncer.

Deux remarques, cependant, avant ça:

Par opposition à la peinture, au tableau qui invite le spectateur (individuel) à la contemplation et au recueillement (que Benjamin caractérise par l' »abandon à ses associations »[1]), le cinéma, le film s’empare de la pensée du spectateur (collectif) et la guide. Mais qu’en est-il alors de la fiction romanesque qui a accompagné la culture bourgeoise tout au long de son histoire? N’y a-t-il pas chez Benjamin une inscription abusive dans la chronologie d’une différence dans les modes de réception qui se constate aussi bien dans la synchronie[2]? Ou bien faut-il plutôt interpréter à la lumière de l’analyse benjaminienne les différences qui séparent le récit filmique du récit textuel comme le véritable lieu de la rupture: présence réelle de l’image (d’où asservissement de l’imagination) et surtout inscription dans la réception d’une temporalité contrainte?

Ce qui repose la question activité / passivité. Ici, dans le moment saisi par Benjamin, la nouveauté se caractérise par le passage activité > passivité. Cependant, alors que l’analyse benjaminienne apparaît si pertinente à s’appliquer aux mutations induites par le numérique, c’est le mouvement inverse: passivité de la lecture livresque (de la réception d’un cours magistral, etc.) > activité, voire hyperactivité, qui semble caractériser ces dernières. La clef du paradoxe se trouve peut-être dans le texte de Benjamin lui-même: le spectateur de Benjamin est moins passif que distrait (ou dispersé, notion que connote plus fortement zerstreut, voire multi-attentionné) et s’il laisse le spectacle se dérouler devant lui, il ne cesse dans le même temps de l’évaluer:

« Le public est un examinateur … distrait. « 

Cette activité évaluatrice plutôt qu’associative ou imaginative est bien ce que l’observation des usages comme l’imagerie cérébrale retrouvent comme caractéristique de la lecture sur le web par opposition à la lecture livresque. Si la notion de « culture de l’écran » fait bon marché de l’opposition passivité / activité qui sépare la réception des écrans télévisuels de l’usage des écrans numériques, on trouverait chez Benjamin les éléments d’une caractérisation plus précise des attitudes d’activité et de passivité et des modes d’attention qu’elles opèrent face aux productions culturelles, caractérisation qui permettrait de penser la continuité d’un processus à travers ces ruptures.

Voir aussi:

Extraits:

La reproduction mécanique de l’art change la réaction des masses envers l’art. L’attitude réactionnaire envers un Picasso se change en une attitude progressiste envers un film de Chaplin. (XII)

Dada (XVII)

Les dadaïstes s’appuyèrent beaucoup moins sur l’utilité mercantile de leurs œuvres que sur l’impropriété de celles-ci au recueillement contemplatif. Pour atteindre a cette impropriété, la dégradation préméditée de leur matériel ne fut pas leur moindre moyen. Leurs poèmes sont, comme disent les psychiatres allemands, des salades de mots, faites de tournures obscènes et de tous les déchets imaginables du langage. Il en est de même de leurs tableaux, sur lesquels ils ajustaient des boutons et des tickets. Ce qu’ils obtinrent par de pareils moyens, fut une impitoyable destruction de l’aura même de leurs créations, auxquelles ils appliquaient, avec les moyens de la production, la marque infamante de la reproduction. Il est impossible, devant un tableau d’Arp ou un poème d’August Stramm, de prendre le temps de se recueillir et d’apprécier comme en face d’une toile de Derain ou d’un poème de Rilke. Au recueillement qui, dans la déchéance de la bourgeoisie, devint un exercice de comportement asocial[3], s’oppose la distraction en tant qu’initiation à de nouveaux modes d’attitude sociale. Aussi, les manifestations dadaïstes assurèrent-elles une distraction fort véhémente en faisant de l’œuvre d’art le centre d’un scandale. Il s’agissait avant tout de satisfaire à cette exigence : provoquer un outrage public.

cinéma (XVII – XVIII)

Que l’on compare la toile sur laquelle se déroule le film à la toile du tableau ; l’image sur la première se transforme, mais non l’image sur la seconde. Cette dernière invite le spectateur à la contemplation. Devant elle, il peut s’abandonner à ses associations. Il ne le peut devant une prise de vue. À peine son œil l’a-t-elle saisi que déjà elle s’est métamorphosée. Elle ne saurait être fixée. Duhamel, qui déteste le film, mais non sans avoir saisi quelques éléments de sa structure, commente ainsi cette circonstance : Je ne peux déjà plus penser ce que je veux. Les images mouvantes se substituent à mes propres pensées.[4]

Duhamel voit dans le film un divertissement d’ilotes, un passe-temps d’illettrés, de créatures misérables, ahuris par leur besogne et leurs soucis…, un spectacle qui ne demande aucun effort, qui ne suppose aucune suite dans les idées…, n’éveille au fond des cœurs aucune lumière, n’excite aucune espérance, sinon celle, ridicule d’être un jour « star » à Los-Angeles.[5]

architecture (XVIII))

On le voit, c’est au fond toujours la vieille plainte que les masses ne cherchent qu’à se distraire, alors que l’art exige le recueillement. C’est là un lieu commun. Reste à savoir s’il est apte à résoudre le problème. Celui qui se recueille devant l’œuvre d’art s’y plonge: il y pénètre comme ce peintre chinois qui disparut dans le pavillon peint sur le fond de son paysage. Par contre, la masse, de par sa distraction même, recueille l’œuvre d’art dans son sein, elle lui transmet son rythme de vie, elle l’embrasse de ses flots. L’architecture en est un exemple des plus saisissants. De tout temps elle offrit le prototype d’un art dont la réception réservée à la collectivité s’effectuait dans la distraction. Les lois de cette réception sont des plus révélatrices.

Les constructions architecturales sont l’objet d’un double mode de réception : l’usage et la perception, ou mieux encore : le toucher et la vue. On ne saurait juger exactement la réception de l’architecture en songeant au recueillement des voyageurs devant les édifices célèbres. Car il n’existe rien dans la perception tactile qui corresponde à ce qu’est la contemplation dans la perception optique. La réception tactile s’effectue moins par la voie de l’attention que par celle de l’habitude. En ce qui concerne l’architecture, l’habitude détermine dans une large mesure même la réception optique. Elle aussi, de par son essence, se produit bien moins dans une attention soutenue que dans une impression fortuite.

 réception par la distraction (XVIII)

S’habituer, le distrait le peut aussi. Bien plus : ce n’est que lorsque nous surmontons certaines tâches dans la distraction que nous sommes sûrs de les résoudre par l’habitude. Au moyen de la distraction qu’il est à même de nous offrir, l’art établit à notre insu jusqu’à quel point de nouvelles taches de la perception sont devenues solubles. Et comme, pour l’individu isolé, la tentation subsiste toujours de se soustraire à de pareilles tâches, l’art saura s’attaquer aux plus difficiles et aux plus importantes toutes les fois qu’il pourra mobiliser des masses. Il le fait actuellement par le film. La réception dans la distraction, qui s’affirme avec une croissante intensité dans tous les domaines de l’art et représente le symptôme de profondes transformations de la perception, a trouvé dans le film son propre champ d’expérience. Le film s’avère ainsi l’objet actuellement le plus important de cette science de la perception que les Grecs avaient nommée l’esthétique.

Dans la version de 1939[6], la fin de ce dernier paragraphe est différente. La dernière phrase est remplacée par:

In seiner Chockwirkung kommt der Film dieser Rezeptionsform entgegen. Der Film drängt den Kultwert nicht nur dadurch zurück, daß er das Publikum in eine begutachtende Haltung bringt, sondern auch dadurch, daß die begutachtende Haltung im Kino Aufmerksamkeit nicht einschließt. Das Publikum ist ein Examinator, doch ein zerstreuter.[7]

En son effet choc, le film vient à la rencontre de ce mode de réception. Le film pousse la valeur cultuelle à l’arrière-plan non seulement en mettant le public en position d’évaluateur mais aussi en ce que la position d’évaluateur au cinéma n’implique pas l’attention. Le public est un examinateur, mais un examinateur distrait.

Où se croisent le thème de la distraction (de la perte de l’attention) et celui de la fin de l’expertise.


  1. Je ne peux m’empêcher alors de penser aux films des Straub, aux longs panoramiques de Fortini, Cani en particulier, ou bien aussi au long plan final d’Au Travers des oliviers, d’Abbas Kiarostami, découvert chez Christian Fauré – dont toute la magnifique série « Shots that changed my life » invite à repenser la thèse de Benjamin, formulée avant la grande époque de la cinéphilie, qui peut s’interpréter comme la ré-injection dans le cinéma du recueillement – et de la figure de l’auteur.
  2. avec des différences analogues quant aux valeurs, la lecture de roman étant dans le long temps de cette culture bourgeoise considérée peu légitime
  3. L’archétype théologique de ce recueillement est la conscience d’être seul à seul avec son Dieu. Par cette conscience, à l’époque de splendeur de la bourgeoisie, s’est fortifiée la liberté de secouer la tutelle cléricale. À l’époque de sa déchéance, ce comportement pouvait favoriser la tendance latente à soustraire aux affaires de la communauté les forces puissantes que l’individu isolé mobilise dans sa fréquentation de Dieu.
  4. Georges DUHAMEL, Scènes de la vie future, Paris, 1930, p. 52.
  5. Georges DUHAMEL, op. cit., p. 58.
  6. http://www.arteclab.uni-bremen.de/~robben/KunstwerkBenjamin.pdf
  7. trad. anglaise:
    The film with its shock effect meets this mode of reception halfway. The film makes the cult value recede into the background not only by putting the public in the position of the critic, but also by the fact that at the movies this position requires no attention. The public is an examiner, but an absent-minded one.

Written by MRG

3 juin 2012 at 23:48

attention glissante

with one comment

Atlas ou le gai savoir inquiet.- Minuit, 2011/ Georges Didi-Huberman:

On ne « lit » pas un atlas comme on lit un roman, un livre d’histoire ou un argument philosophique, de la première à la dernière page. (…) L’expérience montre que, le plus souvent, nous faisons de l’atlas un usage qui combine ces deux gestes apparemment si dissemblables : nous l’ouvrons d’abord pour y chercher une information précise mais, l’information une fois obtenue, nous ne quittons pas forcément l’atlas, ne cessant plus d’en arpenter les bifurcations en tous sens ; moyennant quoi nous ne refermerons le recueil de planches qu’après avoir cheminé un certain temps, erratiquement, sans intention précise, à travers sa forêt, son dédale, son trésor. En attendant une prochaine fois tout aussi inutile ou féconde.[1]

Ralph Waldo Emerson, Journals (April 1867)[2]:

Alcott me dit qu’il trouvait qu’un dictionnaire était une chose fascinante: il y allait regarder un mot et la matinée était passée, parce qu’il était mené vers un autre mot, et ainsi de suite, d’un mot à un autre. Cela demandait de l’abandon.[3]

Quelle est la logique de cette dérive et quelle est la nature de cette attention?

tiré de Atlas ou le gai savoir inquiet, loc. 1005, tous droits réservés

Lire le reste de cette entrée »

Written by cercamon

20 mai 2012 at 16:25

Les babouins lecteurs (lecture et langage) 2/2

with 4 comments

 

(L’illustration est tirée de l’article: Orthographic Processing in Baboons (Papio papio) / Jonathan Grainger, Stéphane Dufau, Marie Montant, Johannes C. Ziegler, and Joël Fagot.- Science 13 April 2012 sur lequel je reviens dans ce billet.)

En ouverture de son livre, au moment de poser la problématique de sa recherche, Stanislas Dehaene paraît bien être dans la ligne aristotélicienne, dont il traduirait la suite logique parole > écriture dans les termes chronologiques de l’évolution darwinienne:

« Notre capacité d’apprendre à lire pose une curieuse énigme, que j’appelle le paradoxe de la lecture: comment se peut-il que notre cerveau d’Homo sapiens paraisse finement adapté à la lecture, alors que cette activité, inventée de toutes pièces, n’existe que depuis quelques milliers d’années? » (Les Neurones de la lecture, p.24)

Il m’a cependant semblé trouver dans ses résultats de quoi contester la séquence aristotélicienne. Lire le reste de cette entrée »

Written by cercamon

17 avril 2012 at 16:43

Les babouins lecteurs (lecture et langage) 1/2

leave a comment »

http://mcetv.fr/news-express/1404-des-babouins-de-guinee-capable-de-lire-des-mots-comme-dans-la-planete-des-singes

Il vient de paraître dans Science les résultats des travaux d’une équipe de chercheurs marseillais sur les capacités de lecture des babouins[1].

« Les capacités de lecture des babouins »! On est habitués aux discussions et polémiques touchant les aptitudes linguistiques ou pré-linguistiques des grands singes (apes) mais la lecture! les babouins!

La note de vulgarisation du site de mce.tv par quoi je suis arrivé à cet article (et où j’ai pris l’illustration de ce billet) annonce même: « Des babouins de Guinée capable de lire des mots comme dans « La planète des singes » ».

Sensationnalisme journalistique: les babouins de Guinée sont loin de lire des livres, « comme dans La Planète des singes », et si l’article original parle d’orthographe (« Orthographic Processing in Baboons »), il ne s’agit pas de l’orthographe au sens courant. Le mot prend ici un sens particulier, pertinent dans le domaine des études sur les processus neuronaux de la lecture, à savoir la capacité d’identifier les lettres individuelles et de traiter leurs positions dans un mot[2]. Il n’en reste pas moins que les résultats de l’équipe marseillaise sont passionnants et qu’ils remettent en cause les idées reçues sur le rapport entre le langage et la lecture. Lire le reste de cette entrée »

Written by cercamon

17 avril 2012 at 13:31

L’avenir du livre papier et des bibliothèques: une mise à jour.

with one comment

(Report du billet publié le 11 février 2011 sur « Bibliothécaire? »)

Rajouté une mise à jour introductive à la page « Le livre n’est pas condamné et donc la bibliothèque n’est pas morte » (il était temps!). Ce n’est pas (encore?) une palinodie mais je dois reconnaître que la découverte, concrète, des possibilités de la lecture numérique sur iPhone depuis l’été dernier renouvelle, pour moi, la question de l’avenir, c’est-à-dire des fonctions des bibliothèques. Jusqu’à présent je suivais les discussions, profuses et savantes, sur la question du e-book / livre électronique avec un peu de distance, d’abord parce que je n’en percevais pas les enjeux concrets à court terme (mais maintenant nous y sommes), ensuite parce qu’elles étaient plutôt axées sur la notion de livre, mixte et très chargée de valeurs socio-culturelles voire idéologiques, alors qu’il me semblait que c’est plutôt du côté des régimes d’attention, des modes de lectures, des supports et des pratiques qu’ils permettent ou suscitent que pouvaient venir, pour moi au moins, des élucidations.

La page mise à jour reprenait le contenu de mon intervention au congrès ABF de 2006. J’en nuançais déjà les thèses ici, en rendant compte de quelques interventions faites au colloque Goody de l’Enssib en janvier 2008. Je me souviens que Michael R. Heim avait posé que faute de distance, il nous était impossible de comprendre ce qui est en train de nous arriver quant au texte. Trois ans après cette prudence me semble d’autant plus de mise que les possibilités de lecture numérique et le développement des pratiques associées on fait un saut l’an dernier en introduisant dans le monde numérique la possibilité, effective, concrète, facile, d’une lecture à empan d’attention long, de type « monastique » aurait dit Illich.

On trouvera sur mon compte diigo une sélection de liens utilisée pour la nouvelle formation que je donne cette année sur la lecture numérique et le format epub.

(Après le saut, report, pour mémoire, de la page « Le livre n’est pas condamné et donc la bibliothèque n’est pas morte. »)

Lire le reste de cette entrée »

Written by cercamon

25 septembre 2011 at 12:27

Publié dans report, spéculation

Tagged with