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The biggest threat to democracy? Your social media feed | World Economic Forum

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The biggest threat to democracy?

Source : The biggest threat to democracy? Your social media feed | World Economic Forum

« au lieu de créer un type idéal d’agora numérique, qui permettrait aux citoyens d’exprimer leurs préoccupations et de partager leurs espoirs, l’internet a en fait accru le conflit et la ségrégation idéologique entre des vues opposées, accordant une influence disproportionnée aux opinions les plus extrêmes. »

« Rousseau a prévu dans le livre 4 du Contrat social que: « quand les intérêts particuliers commencent à se faire sentir […], l’intérêt commun s’altere & trouve des opposans, l’unanimité ne regne plus dans les voix, la volonté générale n’est plus la volonté de tous, il s’élêve des contradictions des débats, & le meilleur avis ne passe point sans disputes. » »

Written by cercamon

3 septembre 2016 at 10:59

Comment nos cerveaux fabriquent les souvenirs

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« Il se peut qu’il soit impossible pour les humains ou pour tout autre animal d’amener un souvenir à la conscience sans l’altérer d’une manière ou d’une autre. (…) Les souvenirs regardant un évènement comme le 11 septembre pourraient être particulièrement susceptible [d’être altérés] parce que nous avons tendance à les rejouer encore et encore dans notre esprit ou dans nos conversations avec les autres – et chaque répétition a le potentiel de les altérer. »

Thomas Hoepker - Magnum

Thomas Hoepker – Magnum

La mémoire à court terme n’implique que des changements relativement rapides et simples au niveau des synapses mais la mémoire à long terme entraîne la fabrication de protéines neuronales spécifiques qui sont re-fabriquées à chaque fois qu’un souvenir est ré-archivé après avoir été évoqué.

Source : How Our Brains Make Memories / Greg Miller.- Smithsonian (mai 2010)

extraits (ma traduction, libre) après le saut… Lire le reste de cette entrée »

Written by cercamon

2 septembre 2016 at 20:20

Du lisible au visible / Ivan ILLICH.- Paris : Cerf, 1991.

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(Report du billet publié le 13 février 2005 sur « Cercamon »)

INTRODUCTION
Le livre n’est plus aujourd’hui la métaphore clef de l’époque : l’écran a pris sa place. Le texte alphabétique n’est plus que l’une des nombreuses manière d’encoder quelque chose que l’on appelle désormais le « message ». Rétrospectivement, la combinaison de ces éléments qui, de Gutenberg au transistor, avaient nourri la culture du livre apparaît comme une singularité de cette période unique et spécifique d’une société : la société occidentale. Cela en dépit de la révolution du livre de poche, du retour solennel à la lecture publique des poètes, et de la floraison parfois magnifique de publications alternatives réalisées chez soi. (9)

Avec Georges Steiner, je rêve qu’en-dehors du système éducatif qui assume aujourd’hui des fonctions totalement différentes il puisse exister quelque chose comme des maisons de lecture, proches de la yeshiva juive, de la medersa islamique ou du monastère, où ceux qui découvrent en eux-mêmes la passion d’une vie centrée sur la lecture pourraient trouver le conseil nécessaire, le silence et la complicité d’un compagnonnage discipliné, nécessaires à une longue initiation dans l’une ou l’autre des nombreuses « spiritualités » ou styles de célébration du livre. (9)

je décris et j’interprète une avancée technologique qui se produisit autour de 1150, trois cents ans avant l’usage des caractères mobiles. Cette avancée consista dans la combinaison de plus d’une douzaine d’inventions et d’aménagements techniques par lesquels la page se transforma de partition en texte. Ce n’est pas l’imprimerie, comme on le prétend souvent, mais bien ce bouquet d’inventions, douze générations plus tôt, qui constitue le fondement nécessaire de toutes les étapes par lesquelles la culture du livre a évolué depuis lors. Cette collection de techniques et d’usages a permis d’imaginer le « texte » comme quelque chose d’extrinsèque à la réalité physique de la page. (9)

C7 : DU LIVRE AU TEXTE.
Pendant une vingtaine de générations, nous avons été formés sous son égide. Et je suis moi-même irrémédiablement enraciné dans le sol du livre livresque. L’expérience monastique m’a donné un certain sens de la lectio divina. Mais la réflexion de toute une vie de lectures m’incline à penser que mes efforts pour permettre à l’un des vieux maîtres chrétiens de me prendre par la main pour un pèlerinage à travers la page m’ont, au mieux, engagé dans une lectio spiritualis aussi textuelle que la lectio scholastica pratiquée non au prie-Dieu mais devant un bureau. Le texte livresque est mon foyer, et lorsque je dis nous, c’est à la communauté des lecteurs livresques que je pense.

Ce foyer est aujourd’hui aussi démodé que la maison où je suis né, alors que quelques lampes à incandescence commençaient à remplacer les bougies. Un bulldozer se cache dans tout ordinateur, qui promet d’ouvrir des voies nouvelles aux données, substitutions, transformations, ainsi qu’à leur impression instantanée. Un nouveau genre de texte forme la mentalité de mes étudiants, un imprimé sans point d’ancrage, qui ne peut prétendre être ni une métaphore ni un original de la main de l’auteur. Comme les signaux d’un vaisseau fantôme, les chaînes numériques forment sur l’écran des caractères arbitraires, fantômes, qui apparaissent puis s’évanouissent. De moins en moins de gens viennent au livre comme au port du sens. Bien sûr, il en conduit encore certains à l’émerveillement et à la joie, ou bien au trouble et à la tristesse, mais pour d’autres, plus nombreux je le crains, sa légitimité n’est guère plus que celle d’une métaphore pointant vers l’information.

Nos prédécesseurs, qui vivaient solidement insérés dans l’époque du texte livresque, n’avaient nul besoin d’en explorer les débuts historiques. Leur aplomb se fondait sur le postulat structuraliste selon lequel tout ce qui est est d’une certaine façon un texte. Ce n’est plus vrai pour ceux qui sont conscients d’avoir un pied de part et d’autre d’une nouvelle ligne de partage. Ils ne peuvent s’empêcher de se retourner vers les vestiges de l’âge livresque afin d’explorer l’archéologie de la bibliothèque de certitudes dans laquelle ils ont été élevés. La lecture livresque a une origine historique, et il faut admettre aujourd’hui que sa survie est un devoir moral, fondé intellectuellement sur l’appréhension de la fragilité historique du texte livresque. (141)

Written by cercamon

11 octobre 2013 at 12:04

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Different reading devices, different modes of reading? (Johannes Gutenberg Universität Mainz)

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Different reading devices, different modes of reading? (compte-rendu d’une étude parue en octobre 2011)

  • There are no disadvantages to reading from electronic reading devices compared with reading printed texts
  • « Almost all of the participants stated that they liked reading a printed book best. This was the dominant subjective response, but it does not match the data obtained from the study, »
  • In fact, tablet PCs actually provide an advantage over e-ink readers and the printed page that is not consciously perceivable: the information is processed more easily when a tablet PC is employed. Furthermore, while there were no differences between the three media employed in terms of rates of reading by the younger participants, the older participants exhibited faster reading times when using the tablet PC.
  • Almost all participants stated that reading from paper was more comfortable than from an e-ink reader despite the fact that the study actually showed that there was no difference in terms of reading performance between reading from paper and from an e-ink reader. « We have thus demonstrated that the subjective preference for the printed book is not an indicator of how fast and how well the information is processed, » concludes Professor Schlesewsky.

Le texte original (allemand) est téléchargeable depuis le serveur de la JGUM. On y trouve des précisions sur les résultats les plus « interpellants » de l’étude, à savoir les meilleures performances des tablettes versus livres papier et liseuses:

Capture d’écran 2013-01-18 à 17.07.49

« l’effort cognitif demandé par la lecture sur tablette est moindre que celui demandé pour la lecture sur liseuse ou sur papier. »

Capture d’écran 2013-01-18 à 17.11.18

« Si dans le groupe des jeunes sujets testés il n’y a pas, dans le temps de lecture d’une page, de différence entre les 3 media, la lecture des plus âgés est plus rapide sur tablette. »

Written by cercamon

18 janvier 2013 at 18:20

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