Archives de septembre 2011
L’avenir du livre papier et des bibliothèques: une mise à jour.
(Report du billet publié le 11 février 2011 sur "Bibliothécaire?")
Rajouté une mise à jour introductive à la page "Le livre n’est pas condamné et donc la bibliothèque n’est pas morte" (il était temps!). Ce n’est pas (encore?) une palinodie mais je dois reconnaître que la découverte, concrète, des possibilités de la lecture numérique sur iPhone depuis l’été dernier renouvelle, pour moi, la question de l’avenir, c’est-à-dire des fonctions des bibliothèques. Jusqu’à présent je suivais les discussions, profuses et savantes, sur la question du e-book / livre électronique avec un peu de distance, d’abord parce que je n’en percevais pas les enjeux concrets à court terme (mais maintenant nous y sommes), ensuite parce qu’elles étaient plutôt axées sur la notion de livre, mixte et très chargée de valeurs socio-culturelles voire idéologiques, alors qu’il me semblait que c’est plutôt du côté des régimes d’attention, des modes de lectures, des supports et des pratiques qu’ils permettent ou suscitent que pouvaient venir, pour moi au moins, des élucidations.
La page mise à jour reprenait le contenu de mon intervention au congrès ABF de 2006. J’en nuançais déjà les thèses ici, en rendant compte de quelques interventions faites au colloque Goody de l’Enssib en janvier 2008. Je me souviens que Michael R. Heim avait posé que faute de distance, il nous était impossible de comprendre ce qui est en train de nous arriver quant au texte. Trois ans après cette prudence me semble d’autant plus de mise que les possibilités de lecture numérique et le développement des pratiques associées on fait un saut l’an dernier en introduisant dans le monde numérique la possibilité, effective, concrète, facile, d’une lecture à empan d’attention long, de type "monastique" aurait dit Illich.
On trouvera sur mon compte diigo une sélection de liens utilisée pour la nouvelle formation que je donne cette année sur la lecture numérique et le format epub.
(Après le saut, report, pour mémoire, de la page "Le livre n’est pas condamné et donc la bibliothèque n’est pas morte.")

Kindle Fire (commentaire sur La Feuille)
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commentaire sur l’article d’Hubert Guillaud: "La guerre des supports : la réponse marketing d’Amazon"
Ça sent la guerre effectivement. Ce qui est remarquable, il me semble, c’est qu’Amazon, avec son haut de gamme tablette, sort de son business model fondé sur la vente du contenu, où le matériel est moyen au service de celui-ci. Ici sa position dominante sur le contenu livresque lui sert de base pour conquérir un terrain qui n’était pas le sien et où c’est bien du matériel qu’il s’agit d’abord de vendre. Ce sera intéressant de voir comment ça va tourner.
Tu as sans doute vu le billet que N. Carr vient de sortir là-dessus. Il n’a jamais cru dans la lecture livresque sur écran et donc, de façon très cohérente, pour lui le Kindle fire, c’est le loup qui sort du bois: "Historians may look back on September 28, 2011, as the day the book lost its bookishness."
Mise à jour (29.09): la discussion se poursuit sur La Feuille.
Rédigé par cercamon
28 septembre 2011 à 23:56
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